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Le Château de Joux

La Cluse-et-Mijoux | Doubs | 1034
Moyen Âge

Le Château de Joux
© CCL

Un verrou naturel fortifié

L’existence d’un château dans ce lieu est attestée dès 1034, date du siège de Miroaltum (ancien nom de Joux). Édifié à l’entrée de la cluse de Pontarlier, ce château domine d’une centaine de mètres un passage important. Les armées ont utilisé, depuis l’époque romaine, cette voie naturelle à travers la montagne jurassienne. Passage obligé, cette cluse a toujours constitué un verrou qu’il était logique de surveiller et, surtout, de fortifier.
Le château se situe sur la grande route internationale qui relie à travers le Jura, la vallée de la Saône et la Bourgogne à la Suisse, les Flandres et la Champagne à l’Italie, les mers froides septentrionales à la Méditerranée.
Cette grande voie commerciale qui se développe à partir du XIIIe siècle, lors du renouveau des échanges européens, est également la route du sel.
Après les conquêtes de 1674, Vauban fait renforcer considérablement les défenses : reconstruction d’une partie du donjon, creusement du grand puits et de profonds fossés taillés dans le roc. De nouveaux casernements abritent les troupes françaises en garnison à Joux.
Le château de Joux a été le lieu de détention de nombreux prisonniers aux XIIIe et XIXe siècles.

En savoir plus

Un château dans l’histoire

L’existence d’un château est donc attestée au début du XIe s. Construction en bois à l’origine, le château médiéval est la résidence des sires de Joux. Il devient aux XIIe et XIIIe siècles un puissant château de pierre dont les enceintes supérieures du château actuel présentent les vestiges, notamment la grosse tour Grammont.
Après son intégration dans le domaine comtal de Bourgogne en 1454, le château devient une forteresse frontière dont la garnison est commandée par un gouverneur. Il est agrandi aux XVe et XVIe siècles, notamment par la construction en 1486 de la puissante tour d’artillerie dite « la Rondelle » ou celle d’une nouvelle entrée sous Charles Quint.
Après le rattachement de la Franche-Comté au royaume de France en 1674, le rôle joué par la place frontière de Joux devient capital dans la défense du « pré carré » cher à Vauban.
Les progrès réalisés par l’artillerie à partir du XVIIe siècle entraînent une évolution de la fortification : abandon progressif du plateau de la Rochette situé immédiatement au-dessus de la Cluse, environné de rochers inaccessibles mais placés sous les feux de l’artillerie du Larmont. Parallèlement les enceintes situées en face du plateau sud sont renforcées. C’était un point faible que la pente douce du plateau désignait comme point de l’attaque ennemie. Le fort Malher est construit sur le Larmont entre 1844 et 1851. Plus éloignés de la place centrale de Joux, les forts du Larmont supérieur et de Saint-Antoine datent des années 1880.
Au XIXe siècle, Joux est devenu un fort intégré au système défensif de la France.
Après les expériences de la guerre de 1870, une nouvelle ligne de forts enterrés est conçue pour résister à la nouvelle artillerie en acier dont la précision et la portée ont considérablement augmenté.
En 1940 le fort résiste huit jours face à l’armée allemande et ne capitule que deux jours après la signature officielle de l’armistice avec l’Allemagne.

Complément(s)

Autre(s) ressource(s)

Document(s)

Eglise et paysans face à Amaury de Joux (milieu du XIe s.)

Lorsque Amaury, seigneur de la forêt de Joux, présente d’injustes revendications sur les terres et sur les hommes des villages de Bannans et de Bersendans (Sainte-Colombe), il rencontre des résistances et doit s’incliner devant la justice !

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Site(s)

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Pour mieux comprendre cette forteresse installée au coeur d’un site naturel magnifique.

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