Max Claudet
Max Claudet
Max Claudet est né le 18 août 1840 à Fécamp (76). A la mort de sa mère en 1843, son père revient à Salins. Max est un enfant chétif ; son père choisit de le garder à la maison, de s’occuper de son éducation et de prendre soin de sa santé.
A 15 ans Max passe deux mois chez un sculpteur parisien qui lui conseille de travailler sa pratique. Ainsi à 18 ans il fréquente l’École des Beaux-Arts de Dijon puis il se rend à Paris, dans l’atelier du sculpteur Jouffroy. Malade il rentrera rapidement à Salins.
Ses premières œuvres seront des statues de personnages antiques, puis il se dirige vers le réalisme et sculpte des personnes symboles de la vie jurassienne.
Engagé volontaire lors de l’arrivée des prussiens à Salins, l’art de Claudet va alors être influencé par ses idées politiques. Il écrit des pamphlets, caricature ses adversaires sur des faïences.
Il consacre aussi son art à des bustes rendant hommages aux célébrités jurassiennes. Amoureux de sa région il peint des paysages. De son union avec l’artiste Julie Besson, naîtront des céramiques richement ornementées.
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Ami de l’écrivain engagé Max Buchon, Max Claudet réalise des sculptures réalistes, qui telle « Le vigneron à la bouille » seront fort critiquées. Coulée en fonte, la statue sera installée sur une fontaine de Salins, la même année que la statue du colonel Cler du jurassien Jean-Joseph Perraud. Les 2 artistes deviennent très amis, même si leur conception de la sculpture diffère. Perraud préfère le classicismeArt inspiré de l’Antiquité caractérisé par l’utilisation des lignes droites, l’équilibre, l’ordre et la clarté des formes. Il se développe en France surtout après 1650. au réalisme et n’hésite pas à conseiller Claudet. Chacun d’eux réalisera le buste de l’autre, statues installées dans différents lieux jurassiens. Le buste installé à Monay, lieu de naissance de Perraud, sera la dernière sculpture réalisée par Claudet. A la mort de son ami, il écrira alors trois ouvrages sur lui.
Avec la guerre de 1870 et l’arrivée des prussiens à Salins, des désaccords surviennent au niveau politique entre la municipalité et les combattants dont fait partie Claudet. Son intérêt pour la politique débute et il publie des ouvrages sur ce thème. Il réalise aussi différents monuments commémoratifs visibles à Salins, l’un chemin des coteaux, l’autre au cimetière ainsi qu’un médaillon à l’effigieReprésentation d’une personne ou de son visage sur une monnaie, une médaille ou un autre support. des commandants des 2 forts.
Cette période historique animée fait naître de nombreuses polémiques entre Claudet et ses adversaires politiques, ces derniers censurant ses publications dans le journal La Sentinelle du Jura. Claudet écrit des pamphlets et débute la réalisation de faïences satiriques : plats, assiettes ou terres cuites représentants ses adversaires, des magistrats, des caricatures d’amis.
Il peint aussi des aquarelles de paysages ou de traditions Franc-comtoises.
Il réalise des bustes ou médaillons d’artistes et de franc-comtois célèbres, Pasteur, Marcou, Rouget de Lisle, Courbet, Perraud.
Certains bustes en bronze seront fondus par l’occupant comme Perraud ou Chevalier.
En 1865, Claudet accepte d’enseigner la peinture et la sculpture. Ses conférences sont un succès.
En 1879, il se marie à son élève Julie Besson ; tous deux travaillent de concert, Julie se consacrant en particulier aux ornements floraux ou à la pose des teintes sur les céramiques. Leur fils unique Georges-Max est souvent représenté.
Claudet décède en mai 1893, reconnu par ses contemporains tout particulièrement pour sa maîtrise des émaux. Son fils Georges-Max lui aussi céramiste se démarquera par ses céramiques industrielles.