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La ferme des Arces

Nancray | Doubs | Musée des maisons comtoises | 1784

La ferme des Arces
© Musée des maisons comtoises de Nancray

Une ferme à tué initialement située aux Arces. Fin du XVIIIe siècle.

La ferme de François-Xavier Convers se situait à l’origine à 900 m d’altitude, près du village des Arces, au-dessus de Morteau. La maison présente de nombreuses caractéristiques de l’architecture du Haut-Doubs, et notamment son adaptation au froid. La ferme des Arces est une maison de type pastoral. Sa base en pierre est enterrée, ce qui permet d’accéder plus facilement à la grange. C’est dans cette structure qui forme le rez-de-chaussée que vivent les hommes et les animaux. Au- dessus se la grange, abritée par des planches de sapin. Le toit est également en bois. La maison des Arces, construite en 1784, est une ferme à tué. Il s’agit d’une grande cheminée en forme de pyramide qui couvre totalement la pièce. Le tué est formé de trois éléments : la cuisine avec un four à pain, le contre-feu et la cheminée. Le tué a plusieurs fonctions : il sert de fumoir à viande, de mode de chauffage et de lieu de séchage pour les récoltes. Elle reçoit les viandes à fumer. On peut la fumer avec des branches de sapin. Le tué sert aussi de lieu de séchage pour les récoltes lorsque l’été a été très humide. Le tué est donc un trait d’union entre le travail et la maison.

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Une maison pour résister au froid

La grange de la ferme est abritée par des planches de sapin appelées lambris épaisses de 3 à 4 cm et larges de 25 à 30 cm. Ces lambris sont disposés en 4 rangées posées verticalement. Ce système, appelé lambrechure, permet la ventilation du fourrage stocké dans la grange, tout en donnant une belle impression de continuité en façade. Le toit de la ferme est constitué de tavaillons, petites planchettes d’épicéa taillées en altitude à partir d’arbres sélectionnés. Le bois est fendu dans le sens de la veine pour être imperméable. Trois ou quatre couches de tavaillons se recouvrent. La ferme des Arces doit résister à des conditions climatiques rigoureuses. Les pièces d’habitation sont isolées en haut par le foin engrangé en vrac pour l’hiver, aux murs par des lambris intérieurs en bois. Entre le mur et le lambris, de la sciure isole encore mieux du froid. De plus, les habitants ont pris soin de ne ménager qu’un minimum d’ouvertures au nord. D’autre part la maison est dotée d’un toit large mais à faible pente qui permet à la neige de s’accumuler et de ne pas glisser. Elle reste sur la toiture et sert d’isolant complémentaire contre le froid comme un igloo. L’isolation de la ferme a été conçue avec beaucoup de soin. On peut s’inspirer aujourd’hui du système d’isolation intérieure des Arces en plaçant dans son habitat des isolants sains et performants tels que la ouate de cellulose ou la laine de chanvre. Les lambris sont eux aussi toujours d’actualité. A l’heure actuelle, la majorité des bois utilisés en construction sont traités chimiquement. Auparavant on utilisait des traitements naturels (purin), on laissait sécher le bois longtemps et on appréciait qu’il prenne au fil des années cette jolie teinte argentée. Ces techniques simples sont adaptables à notre habitat moderne et garantissent les mêmes performances que les techniques de traitements actuels, tout en respectant l’environnement.

Complément(s)

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