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Claude Nicolas Ledoux (1736-1806)

Arc-et-Senans | Doubs | 1779
Époque moderne

Claude Nicolas Ledoux (1736-1806)
© Claude Nicolas Ledoux Arc-et-Senans

Claude Nicolas Ledoux

Claude Nicolas Ledoux naît en 1736, à Dormans, dans la Marne. Il marque cependant le département du Doubs par son œuvre. C’est un homme de cour à succès, le protégé de Madame Du Barry, favorite du roi. Il réalise aussi bien des commandes privées, comme des pavillons, que des travaux publics. Architecte, il se voit confier la construction de la saline royale d’Arc-et-Senans. Les travaux se déroulent de 1775 à 1779. C’est lui également qui se charge de la construction du théâtre de Besançon entre 1778 et 1784. Il innove en inventant la fosse d’orchestre, qui permet de cacher les musiciens. Sensible aux idées des Lumières, Claude Nicolas Ledoux imagine une cité idéale pour compléter la saline royale, mais le projet est refusé en raison de son coût.
Il meurt en 1806 et laisse un recueil de gravures qui témoignent de sa créativité. Ses constructions ont souvent été détruites, comme à Paris. Depuis 1983, la saline est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Contexte

Davantage que la Saline royale...  

 Claude-Nicolas Ledoux est né à Dormans, près d'Épernay. Ses parents étaient de condition modeste. À treize ans, il bénéficie d'une bourse qui lui permet de fréquenter un établissement scolaire réputé. De 1753 à 1758, il travaille comme graveur pour financer ses études d'architecture à l'école d'art que vient de fonder Jacques François Blondel. Claude-Nicolas Ledoux mène une carrière en tout point remarquable pendant plus d'un quart de siècle. Parmi ses commandes privées, on peut citer l'hôtel d'Uzès rue Montmartre, dont les décorations du grand salon sont aujourd'hui visibles au musée Carnavalet. Il est en outre l'architecte des pavillons d'octroi des Barrières des fermiers généraux de Paris. Ce rôle lui sera reproché durant la Révolution. Son œuvre novatrice s'inscrit dans l'histoire très riche de l'architecture au siècle des Lumières, illustrée entre autres par Boullée ou Soufflot... 

En 1771, il est nommé commissaire aux salines de Lorraine et de Franche-Comté. Il veut innover en donnant un caractère monumental à des bâtiments de production. À partir de 1789, Ledoux ne reçoit plus de commandes publiques. En 1792, il prépare et débute la construction des maisons Hosten à Paris. Ce sont ses dernières réalisations. Le 29 novembre 1793, sous le gouvernement du Comité de Salut Public, Ledoux, l'architecte des Barrières de Paris, est arrêté et mis en prison. Il est interné pendant quatorze mois. Pendant son incarcération, Ledoux travaille à la rédaction d'un traité d'architecture. Conçu dès le début des années 1780 et prévu pour être publié en cinq tomes, Ledoux achève et publie le premier volume en 1804. En 1847, l'architecte Daniel Ramée édite sous le titre L'architecture de C.-N. Ledoux un recueil sans textes de plusieurs centaines de gravures que Ledoux destinait aux autres tomes de son traité inachevé. Une grande partie de son œuvre a été détruite. Ainsi, l'hôtel Thélusson, véritable joyau architectural, est rasé.  

À la Saline royale d'Arc-et-Senans, un musée montre son œuvre sous forme de maquettes. On peut y admirer notamment celle de la ville de Chaux qui était conçue pour entourer la saline. Cette cité veut répondre à tous les besoins de la vie familiale, culturelle, sociale, économique, commerciale, voire intime, de ses habitants. 

Complément(s)

Document(s)

Qui est Claude Nicolas Ledoux ?

Une biographie pour mieux connaître Claude Nicolas Ledoux et son époque.

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Pour mieux comprendre les films “Ledoux, architecte du regard”

“Document d’accompagnement de la série “Ledoux, architecte du regard”, série de 12 films consacrés à la vie et à l’œuvre de Claude Nicolas Ledoux.

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Vidéo(s)

La malédiction

Épisode 1 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Victime des travaux d’urbanisation d’Haussmann, de la spéculation immobilière et de la malchance, l’œuvre de Claude-Nicolas Ledoux a presque disparu. Outre la saline d’Arc-et-Senans, 250 gravures de ses bâtiments construits ou imaginés nous sont heureusement parvenus.

Les hôtels particuliers

Épisode 2 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Très doué pour le dessin, le jeune Ledoux est chargé de décorer le célèbre Café militaire. En quelques années, il se fait un nom auprès de la noblesse et des milieux financiers. Protégé de Mme Dubarry, maîtresse de Louis XV, il est ensuite nommé inspecteur des Salines de l’Est.

Saline d’Arc-et-Senans : à l’origine

Épisode 3 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
La saline de Salins manque d’espace pour s’agrandir et de bois pour cuire ses eaux salées. La construction d’une nouvelle saline est décidée. Loin de mépriser ce type d’ouvrage utilitaire, Ledoux se propose comme architecte. Mais son premier projet est refusé.

Saline d’Arc-et-Senans : l’usine

Épisode 4 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Louis XV donne son accord au nouveau projet de Ledoux, qui regroupe en un même lieu les ateliers et logements des tireurs de sel, maréchaux, tonneliers, boulangers etc. Les eaux salées à évaporer viennent de la ville de Salins, par un tuyau de 21 km.

Saline d’Arc-et-Senans : l’oeuvre

Épisode 5 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Usine à sel, la saline d’Arc-et-Senans est aussi une œuvre architecturale, pour laquelle Ledoux a inventé une esthétique nouvelle, opérant à l’échelle de bâtiments de grande taille. Symbole de la puissance royale, la maison du directeur occupe le centre d’un parfait demi-cercle.

Théâtre de Besançon : voir

Épisode 6 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Profitant de la présence de l’architecte sur le chantier de la saline, l’intendant du roi lui commande une salle de théâtre pour Besançon. Le projet de Ledoux, en rupture avec les théâtres à l’italienne, donne la primauté au spectacle et à la qualité de sa vision par l’ensemble des spectateurs.

Théâtre de Besançon : l’audace

Épisode 7 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Ouverture latérale des loges, suppression du parterre où le peuple se tenait debout, invention de la fosse d’orchestre… autant d’innovations qui font du théâtre de Ledoux la première salle de spectacle moderne. Un incendie l’emportera en quelques heures en 1959.

L’hôtel Thélusson

Épisode 8 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Ledoux s’est inspiré du temple de Vesta, en Italie, pour composer cet hôtel particulier à la manière d’un peintre. Son portique d’entrée, ses colonnades, sa grotte artificielle et son jardin en firent le mariage réussi de la nature et de l’architecture.

Les barrières de Paris : pourquoi ?

Épisode 9 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Confronté à une évasion fiscale sans précédent, le pouvoir royal décide d’entourer Paris d’un mur percé de 55 barrières d’octroi. Sa construction est confiée à Ledoux, alors au faîte de sa gloire. L’architecte veut faire de ces bâtiments administratifs de véritables monuments.

Les barrières de Paris : variations

Épisode 10 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Plan circulaire, carrés croix grecque… Ledoux décline ses barrières comme autant de variations inspirées de l’Antiquité, de la Renaissance ou de la campagne italienne. Mais dans la population parisienne, confrontée aux difficultés économiques, la colère monte.

Les barrières de Paris : la chute

Épisode 11 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Devenues un symbole de l’injustice de l’impôt, les barrières de Ledoux sont la proie de la vindicte populaire dès le début de la Révolution. La carrière de Ledoux, architecte de l’ancien régime est terminée. Seules trois de ses barrières seront épargnées par les travaux d’Haussmann.

La cité idéale

Épisode 12 de la série de 12 films de 1 min 40 : Ledoux, architecte du regard.
Ledoux rêvait de construire une ville autour de la saline d’Arc-et-Senans, dont les qualités urbaines et architecturales auraient conduit ses habitants à vivre dans la concorde et la fraternité. Il passa quinze ans à en concevoir les bâtiments, du plus ambitieux aux plus modestes.

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